Frères de tournages

« Introduire dans un bâtiment de guerre une vingtaine de personnes, des civils, et des civils qui ne sont pas particulièrement militaristes – on sait qui nous sommes, dans le cinéma, volontiers braillards, un peu indisciplinés – introduire ce corps étranger dans un univers très discipliné inquiétait un peu l’état-major du bâtiment », explique Pierre Schoendoerffer à la sortie [du Crabe-Tambour]. Claude Rich conserve un souvenir étonné de cette expérience : « Deux mois de vie commune, deux mois où nous vivions chacun avec notre grade ; j’étais avec un enseigne de vaisseau […], Rochefort était tout seul parce qu’il était commandant […]. Dufilho était tout seul aussi comme commandant des machines. On déjeunait suivant son grade, et ça a fait une entente prodigieuse. Je n’ai jamais vu une entente aussi grande qu’entre des marins et des gens du cinéma […]. Les marins et les cinéastes sont un peu des idéalistes, surtout Schoendoerffer. »

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